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Partisants d'Aristide réclamant les cinq ans du mandat présidentiel
Entretiens de Villepin, Colin Powell et Kofi Annan

29 février 2004

PARIS, 28 fév (AFP) - Le ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin a poursuivi samedi ses consultations sur la crise haïtienne s’entretenant notamment avec l’opposition haïtienne, son homologue américain Colin Powell et le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a indiqué le quai d’Orsay.

Depuis Islamabad où il est en visite officielle, M. Villepin "s’est entretenu (...) par téléphone de la crise haïtienne successivement avec André Apaid, dirigeant de la plate-forme démocratique regroupant les partis d’opposition haïtiens, Colin Powell, Kofi Annan et son homologue sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma", a indiqué à l’AFP un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Le ministre, a-t-il ajouté, a "fait part à ses interlocuteurs de la conversation qu’il a eu vendredi avec une délégation du gouvernement haïtien à Paris". Dominique de Villepin "a rappelé la position de la France, en particulier sur la nécessité pour le président (Jean Bertrand) Aristide de tirer toutes les conséquences de la situation dramatique dans laquelle il a plongé son pays et des responsabilités qui sont les siennes face à cette situation, étant entendu que la France est prête de son côté à prendre ses responsabilités si une solution d’Union Nationale était mise en place", a souligné le quai d’Orsay.

"Il a rappelé, a poursuivi le porte-parole, que pour nous (NDLR : la France), la priorité numéro un est qu’une solution politique en vue de la réconciliation nationale soit trouvée, sachant que la force de paix que nous évoquons avec nos partenaires viendrait en appui à cette solution politique". La France avait appelé vendredi, après avoir reçu une délégation du gouvernement haïtien, à "la mise en place d’un gouvernement d’union nationale de transition" sans le président Aristide afin d’éviter un bain de sang en Haïti. Le quai d’Orsay a encore indiqué que Dominique de Villepin allait poursuivre ses consultations et souligné "à nouveau la totale convergence de vue avec ses partenaires".

Un Transall de l’armée française et deux appareils C-130 de l’US Air Force ont atterri samedi à l’aéroport de Port-au-Prince, ont constaté des journalistes de l’AFP. Les deux appareils américains sont repartis immédiatement de l’aéroport, qu’un convoi de véhicules américains a quitté ensuite vers une destination inconnue.

A Paris, le ministère de la défense avait annoncé un peu plus tôt qu’une dizaine de gendarmes chargés de renforcer la sécurité de l’ambassade de France en Haïti et de la résidence de l’ambassadeur avaient été envoyés à bord d’un Transall de l’armée française à Port-au-Prince. Selon le porte-parole du ministère, Jean-François Bureau, "il s’agit d’une mesure de précaution (...) pour parer à toute éventualité". Il a assuré qu’il ne s’agissait pas d’"un élément précurseur" de la force civile de paix dont a parlé mardi le président Jacques Chirac. "On s’en tient à ça", a dit M. Bureau. De nombreux ressortissants étrangers sont actuellement bloqués dans la capitale haïtienne après la décision de plusieurs compagnies aériennes de suspendre leurs liaisons avec l’île pour des raisons de sécurité.