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L'audience d'Oriel Jean devant la Commission de l'immigration et du statut de réfugié à Toronto s'est conclue de manière dramatique, lundi.
Le chef de la sécurité du président déchu d'Haïti Jean-Bertrand Aristide a été arrêté par des agents de la GRC, qui lui ont signifié que les États-Unis réclamaient son extradition pour trafic de cocaïne.
Oriel Jean et sa femme Bettina ont été placés en détention à leur arrivée à Toronto, mercredi dernier, en provenance de la République dominicaine. Mme Jean a été libérée, mais son mari a reçu l'ordre de comparaître devant les services d'immigration.
Lors de l'audience, l'avocate de Citoyenneté et Immigration Canada, Goudrin Leblanc, a indiqué qu'Oriel Jean a effectué plusieurs voyages au Canada depuis 1989. Elle a réclamé son maintien en détention, citant des allégations selon lesquelles l'homme serait lié au crime organisé et au trafic de drogue, et constituerait un danger public.
Quant à l'avocat d'Oriel Jean, Me Guidy Mamann, il a affirmé que son client avait été interrogé par un membre de l'agence américaine de lutte anti-drogue au cours du week-end. L'agent voulait obtenir des informations sur les trafiquants de drogue en Haïti, et a prévenu Oriel Jean qu'il pourrait devoir faire face à des accusations aux États-Unis s'il refusait de coopérer.
L'avocat a ajouté que selon lui, l'agence américaine de lutte contre la drogue a l'intention de se servir du Canada, de la GRC et du processus d'immigration pour faire pression sur Oriel Jean et l'amener à coopérer.
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