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Le conflit a affecté tous les enfants en Haïti en raison de l’environnement d’impunité qui y règne
Les enfants durement frappés par la dernière crise (Unicef)

23 avril 2004          

PORT-AU-PRINCE (AFP) - La violence politique de la dernière crise haïtienne a durement frappé les enfants les plus vulnérables, dont les 2.000 vivant dans les rues de Port-au-Prince, selon une enquête publiée lundi par le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef).

Selon cette enquête réalisée en mars, "des enfants ont été tués dans des actes de violences dans plus de 15% des zones visées par l’enquête" et "des enfants ont été blessés par balles ou battus par des gangs armés dans plus du tiers" de ces zones.

"Le nombre des viols d’enfants a augmenté de façon significative dans les zones urbaines les plus touchées par la violence" et "une organisation des droits de l’homme a signalé que neuf fillettes avaient été violées en deux jours dans la ville de Cabaret", indique l’Unicef.

"Des enfants ont été recrutés par des gangs armés dans près du tiers des zones visées par l’étude et beaucoup d’enfants qui ont pris part à des actes de violence craignent maintenant de subir des représailles en raison de leurs actions", selon le rapport.

Dans huit villes du pays, des élèves ont été l’objet de menaces pour les empêcher de se présenter à l’école ou de participer à des activités publiques alors que des écoles et des hôpitaux ont été la cible de violences et de pillages.

Selon la représentante de l’Unicef en Haïti, Françoise Gruloos-Ackermans, "le conflit a affecté tous les enfants en Haïti en raison de l’environnement d’impunité qui y règne et l’augmentation de la violence s’est traduite par une pénurié considérable de nourriture, un accès très limité aux services de santé et à la fermeture des écoles pendant plusieurs mois".