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AFP --La France a appelé aujourd’hui au « désarmement immédiat » des milices en Haïti, après les violences qui ont fait six morts lors de la dispersion d’une manifestation dimanche à Port-au-Prince.
« La France condamne avec la plus grande vigueur les actes criminels perpétrés hier à Port-au-Prince, par des bandes armées non encore identifiées », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hervé Ladsous.
« La France en appelle au désarmement immédiat des éléments incontrôlés », a ajouté le porte-parole, reprenant une déclaration du ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin vendredi.
La France a envoyé près de 800 hommes en Haïti, dans le cadre d’une « force multinationale intérimaire » chargée par le Conseil de sécurité de l’ONU le 28 février « de contribuer à la restauration de la loi et l’ordre aux côtés de la police nationale haïtienne ».
M. Ladsous a rappelé que cette force opérait « dans des conditions dont chacun sait combien elles sont difficiles ».
La protection des militaires américains et français a permis à quelque 10.000 manifestants de l’opposition au président déchu Jean Bertrand Aristide de traverser la capitale haïtienne pendant quatre heures sans incidents dimanche.
Elle s’est révélée totalement inopérante pour empêcher l’éruption de tirs attribués aux « chimères », les groupes de civils armés par le président déchu, lors de la dislocation de la manifestation face au palais présidentiel.
Au moins six personnes ont été tuées par balles, dont un journaliste espagnol, et plus de 26 autres blessées dans cette fusillade.
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