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PORT-AU-PRINCE (AP) -- Dix-sept personnes ont été tuées à Port-au-Prince depuis dimanche, portant à 46 le nombre de morts dans les violences qui secouent Haïti depuis le 30 septembre, selon des documents hospitaliers obtenus mardi par l'Associated Press (AP).
De nombreux magasins et marchés étaient toujours fermés mardi dans la capitale haïtienne, et les habitants évitaient de descendre dans les rues, de peur de nouveaux affrontements entre les partisans de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide et ceux du nouveau gouvernement intérimaire.
Selon des documents de l'hôpital de Port-au-Prince, 17 personnes sont mortes par balles dimanche et lundi, dont huit dans le quartier de bord de mer de Cité Soleil, qui abrite les partisans d'Aristide et des gangs de rues, et celui de Martissant, dans l'ouest de la ville.
Au total, 46 personnes sont mortes depuis le début de ces violences, le 30 septembre à l'issue d'une manifestation célébrant le coup d'Etat de 1991 qui avait renversé Jean-Bertrand Aristide pour la première fois.
un ancien soldat annonce que ses hommes marchent sur Port-au-Prince pour faire cesser les violences
PORT-AU-PRINCE (AP) — Laissant redouter des affrontements avec les partisans armés du président déchu Jean-Bertrand Aristide et les forces des Nations unies, un ancien soldat haïtien a annoncé que ses hommes marchaient mercredi sur Port-au-Prince pour mettre un terme aux violences qui ont fait au moins 46 morts depuis le 30 septembre.
L’annonce faite par l’ancien sergent Joseph Jean-Baptiste, une déclaration diffusée sur la station privée Radio Vision 2000, a accru les tensions dans la capitale haïtienne qui avait connu son premier jour de calme relatif depuis deux semaines.
Port-au-Prince est le théâtre de fusillades et de décapitations depuis la manifestation organisée le 30 septembre pour l’anniversaire du coup d’Etat de 1991 qui avait renversé une première fois Aristide. Ce dernier a de nouveau quitté le pays le 29 février dernier après trois semaines d’insurrection menée par des chefs de gangs et d’anciens militaires.
Les partisans d’Aristide réclament son retour d’exil en Afrique-du-Sud. Des rebelles accusent les forces des Nations unies envoyées en juin pour stabiliser le pays, de ne pas faire suffisamment pour ramener la paix.
L’ancien militaire et chef rebelle Remissainthe Ravix a déclaré mercredi à l’Associated Press qu’il s’était rendu à Hinche la veille pour des consultations avec Joseph Jean-Baptiste pour choisir les anciens soldats envoyés à Port-au-Prince. Il a refusé de préciser leur nombre ni la stratégie qu’ils emploieraient. « Tout ce qui compte c’est qu’ils arrêtent les ’chimères’ -le terme créole utilisé pour décrire les partisans armés d’Aristide- et assurent la sécurité ».
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