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WASHINGTON (AFP) - La France a aidé les Etats-Unis à trouver un pays d’accueil pour l’ex-président haïtien Jean Bertrand Aristide, en convaincant la République centrafricaine de le laisser venir, a indiqué mardi le secrétaire d’Etat américain Colin Powell.
M. Aristide souhaitait se rendre en Afrique du Sud lors de son départ de Port-au-Prince le 29 février, mais le refus de Pretoria a contraint Washington à chercher une nouvelle destination, a indiqué M. Powell dans un entretien sur la radio publique américaine NPR.
M. Aristide "voulait aller en Afrique du Sud. Nous avons contacté ce pays, qui a dit qu’il n’était pas en mesure de l’accepter pour le moment, et nous avons donc, très vite, regardé ailleurs et contacté d’autres pays", a-t-il raconté.
C’est finalement "avec les bons offices des Français", ancienne puissance coloniale toujours influente dans ce pays, que la Centrafrique a accepté le président en exil, a-t-il dit.
M. Powell a réaffirmé que le départ du président haïtien aux petites heures de la matinée dans un avion affrété par les Etats-Unis n’était "pas un enlèvement", et que M. Aristide était parti de son plein gré après avoir présenté sa démission.
Le président Aristide a estimé pour sa part avoir été victime d’un "enlèvement politique".
Les conditions de son départ ont également été critiqués par les pays de la communauté des Etats des caraïbes (Caricom) et par l’Union africaine, de même que par le favori à l’investitude démocrate pour la présidentielle américaine de novembre, John Kerry.
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