Chronologie de la crise haïtienne depuis le début de l'insurrection armée


La chronologie de la crise haïtienne depuis le début de l'insurrection, début février 2004.


5 février des rebelles armés s'emparent des Gonaïves, la quatrième ville du pays, début d'une insurrection qui menace la présidence. Le mouvement est lancée par l'ex-Armée cannibale, milice pro-Aristide passée à l'opposition.
8 février les forces de police quittent les Gonaïves qu'elles avaient tenté de reprendre aux rebelles.
9 février le soulèvement s'étend désormais à 11 villes du Nord et de l'Ouest.
10 février après des combats sporadiques, la police reprend le contrôle de trois villes, dont Saint-Marc, à 70 km à l'ouest de Port-au-Prince.
11 février affrontements à Saint-Marc entre policiers et rebelles.
12 février les partisans d'Aristide dressent des barricades enflammées à Port-au-Prince et s'en prennent à des membres de l'opposition, entraînant l'annulation de la manifestation prévue contre le président.
14 février le secrétaire d'Etat américain Colin Powell appelle le président Aristide à agir et négocier avec l'opposition pour mettre fin à la crise.
15 février manifestation de la Plate-forme démocratique de l'opposition à Port-au-Prince.
16 février Les rebelles prennent le contrôle d'Hinche, ville stratégique dans le centre du pays.
17 février le ministre français des Affaires étrangères Dominique de Villepin appelle le président Aristide "à avancer dans le sens du dialogue" pour que cesse la violence en Haïti, un pays "au bord du chaos".
18 février l'ancien chef de la police de Cap-Haïtien Guy Philippe est désormais le chef des rebelles.
19 février Washington demande à ses ressortissants de quitter le pays.
21 février visite d'une délégation internationale venu présenter le plan de sortie de crise présenté par la France, les Etats-Unis, le Canada, l'OEA (Organisation des Etats américains) et la Caricom (Communauté des Caraïbes), qui prévoit un gouvernement d'union. Jean-Bertrand Aristide accepte de nommer un nouveau Premier ministre, mais l'opposition refuse toute solution ne comprenant pas la démission du président Haïtien.
22 février les rebelles s'emparent de Cap-Haïtien, la deuxième ville du pays. Ils contrôlent désormais plus de la moitié du territoire et annoncent qu'ils vont marcher sur Port-au-Prince.
23 février à la demande de Washington, l'opposition diffère de 24 heures sa réponse au plan de paix international.
24 février l'opposition politique au président haïtien Jean-Bertrand Aristide rejette le plan de paix international. A Budapest, le président français Jacques Chirac estime que Jean-Bertrand Aristide a gouverné "depuis bien longtemps de façon désastreuse".
25 février le ministre français des Affaires étrangères Dominique de Villepin appelle le président Jean-Bertrand Aristide, qui "porte une lourde responsabilité dans la situation actuelle", à "en tirer les conséquences" et propose la mise en place d'une "force civile de paix".
26 février le secrétaire d'Etat américain Colin Powell envisage ouvertement le départ d'Aristide, l'appelant à examiner "dans l'intérêt du peuple haïtien" la question de savoir s'il peut rester au pouvoir. Les rebelles annoncent qu'ils vont marcher sur Port-au-Prince, Aristide assure sur CNN qu'il ira au bout de son mandat.
27 février le chef de la diplomatie française Dominique de Villepin reçoit une délégation du gouvernement haïtien à Paris et répète qu'Aristide doit tirer les conséquences de la crise. Violences et pillages à Port-au-Prince, dont les rebelles ne se trouvent plus qu'à 40km. Allocution radio d'Aristide qui maintient qu'il va rester au pouvoir.
28 février la Maison Blanche demande implicitement le départ du président haïtien estimant que "cette crise qui couve depuis longtemps est en grande partie due à M. Aristide". Affirmant céder aux appels de Washington, le chef des rebelles haïtiens Guy Philippe annonce que ses forces attendraient "un ou deux jours" avant d'attaquer la capitale, déjà en proie aux violences et pillages. Retranché à Port-au-Prince, le président Jean-Bertrand Aristide reste lui sur ses positions, assurant qu'il est "hors de question" pour lui de partir.
29 février Jean-Bertrand Aristide quitte Haïti, pour éviter un bain de sang selon son Premier ministre. Le président de la Cour suprême de Haïti, Boniface Alexandre, annonce qu'il assure l'intérim de la présidence.

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