Quelles sont les conséquences pour la santé de l’obésité et la surcharge pondérale?


Les conséquences sanitaires de l'obésité et de la surcharge pondérale sont multiples et variées, allant d'une augmentation de la mortalité précoce à des troubles non fatals mais débilitants, ayant des effets pervers sur la qualité de vie.

Les principaux problèmes de santé associés à l’obésité et la surcharge pondérale sont:

- Le diabète de type 2
- Les maladies cardiovasculaires et l’hypertension
- Les maladies respiratoires (le syndrome d’apnée du sommeil)
- Certains cancers
- L’ostéo-arthrite
- Les problèmes psychologiques
- Une diminution dans la perception de la qualité de vie

Certains comportements peuvent également favoriser une prise de poids. Des recherches récentes ont démontré que les personnes obèses ont tendance à manger davantage le soir que pendant le reste de la journée. Or le soir, l'activité physique et physiologique est moindre. Il y a donc moins de dépense d'énergie. On a pu constater une perte de poids de 15 % après avoir simplement redistribué l'apport alimentaire total de certains obèses (30 % le matin, 50 % le midi et 20 % le soir). Sauter le petit déjeuner et le dîner pour manger plus le soir est particulièrement néfaste. Privé de nourriture, l'organisme s'adapte et réduit son métabolisme de base. Les aliments consommés seront donc plus facilement transformés en graisse plutôt qu'en énergie. Le fait de prendre deux ou trois gros repas semble aussi favoriser le gain de poids en augmentant la sécrétion d'insuline, responsable de la transformation des gras. Lorsqu'on prend plusieurs petits repas, la production d'insuline est moins grande, et on stocke moins de graisses. Il semble également que la dépense d'énergie pour transformer les aliments est plus grande si on fait plusieurs repas. Tous les jours, c'est donc quelques calories en plus pour les personnes qui ne consomment que deux gros repas par jour.

Le degré du risque est influencé, par exemple, par l'excès de graisse lui-même, sa localisation, l'étendue de l'augmentation du poids corporel à l'âge adulte et le niveau d'activité physique. La plupart de ces problèmes peuvent être améliorés avec une perte de poids modeste (de 10 à 15 %), particulièrement si l'activité physique est aussi accrue.

Traiter l'obésité est une priorité ! Car cet excès de poids menace la santé. Mais soigner cette maladie n'est pas si simple. Médicaments, chirurgie, psychothérapie… la prise en charge est souvent globale, faisant intervenir de nombreux spécialistes. Avec des soins adéquats et de la volonté, il est possible de s'attaquer aux kilos !

Depuis la mise au point de "l’anneau gastrique" il y a 10 ans, la chirurgie de l’obésité a le vent en poupe ! Mais attention, elle ne s’adresse pas à tout le monde. Car, si ces interventions ont des résultats souvent spectaculaires, elles comportent de nombreux risques…

Parmi les traitements de l’obésité, l’un des plus employés aujourd’hui est la chirurgie.

Plusieurs techniques…

Les méthodes les moins "lourdes" consistent à séparer l’estomac en deux parties. On forme ainsi une poche de très petit volume, de 15 à 50 ml, reliée par un étroit canal au reste de l’estomac, l’autre partie ne reçoit alors plus d’aliments. L’effet recherché est la disparition de la faim dès l’ingestion des premières bouchées d’un repas, et par conséquent la réduction de l’apport énergétique et donc du poids.

La "gastroplastie verticale bandée" allie un agrafage du haut de l’estomac, de façon à confectionner la petite poche, à un bandage circulaire permettant de calibrer le canal de sortie.

On lui préfère souvent la gastroplastie par "anneau ajustable" plus facilement réversible: on entoure la partie supérieure de l’estomac d’un anneau muni d’un ballonnet et relié par un tube à un réservoir sous-cutané. En injectant du sérum physiologique dans le réservoir, on gonfle le ballonnet. Cela serre l’anneau ; et en ponctionnant du liquide, on desserre l’anneau.

D’autres méthodes associent réduction de la capacité gastrique et maldigestion. Par exemple, la "dérivation gastro-jéjunale" court-circuite une partie de l’estomac ainsi que le duodénum (partie de l’intestin qui lui succède). Car habituellement, l’essentiel des nutriments est assimilé au niveau du duodénum : avec cette opération, une bonne partie des calories ingérées se retrouvent... dans les selles, ce qui facilite l’amaigrissement.

Les premières complications liées à l’obésité qu’il faut savoir repérer avant qu’elles n’entraînent de graves maladies

Essoufflement à l’effort =
Insuffisance respiratoire chronique – apnées du sommeil  

Mauvaise circulation veineuse =
Phlébite, embolie pulmonaire  

Hypertension artérielle =
Insuffisance cardiaque, infarctus du myocarde  
Trop de sucre dans le sang =
Diabète  
Douleurs articulaires dans les genoux, les hanches et le bas du dos =
Arthrose invalidante avec des troubles de la marche  
Trop de graisse dans le sang =
Infarctus du myocarde

Pas de régime draconien, mais de bonnes habitudes alimentaires



Prendre un bon petit déjeuner
Ne pas grignoter entre les repas
Ne pas sauter de repas
Ne pas manger devant la télévision
Ne pas manger trop vite
Eviter sucreries, barres chocolatées et viennoiseries
Réduire les graisses dans l’alimentation
Manger des légumes verts aux repas en association à des féculents
Prendre un fruit en fin de repas
Boire de l’eau
Bouger le plus possible
Faire du sport

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