Chathédrale et la rade de Genève

Genève se caractérise par son courage, sa combativité, son ouverture d'esprit, son hospitalité et la capacité de ses femmes et de ses hommes à tirer le meilleur parti de la diversité culturelle des nombreuses communautés regroupées autour de sa cathédrale, de son jet d'eau et de sa rade.


Le canton de Genève compte, depuis 1930, 45 communes ainsi réparties :

1) Ville de Genève,
2) 27 communues urbaines,
3) 17 communes rurales,
Le jet d'eau de Genève

Vers 12000 ans avant J.C., les grottes au pied du Salève servirent de demeure aux Magdaléniens, chasseurs de rennes.

Pour la première fois, environ 3000 ans avant J.C., un peuple sédentaire s'installe sur les rives du lac dans des stations lacustres, entre les Pâquis et les Eaux-Vives, et s'adonne à l'agriculture et à l'élevage du bétail.

Deux mille six cents ans plus tard, une communauté de Celtes Allobroges, occupent, à leur tour, les hauteurs entre l'Arve et le lac.

A cette époque, la situation géographique de Genève attise la convoitise des puissances voisines car tous les marchands utilisent ce passage pour remonter de la Méditerranée occidentale vers le centre du continent. Véritable carrefour des voies de communication entre le Nord et le Sud de l'Europe, Genève devient un lieu prospère de négoce international.

On redoute particulièrement une occupation romaine. Car Jules César est décidé à conquérir la région. C'est aussi à partir de cette période, en 58 avant Jésus-Christ que le nom de GENEVA est mentionné dans des textes.

Durant les XIIe et XIIIe siècles, les luttes pour le pouvoir et la domination de la région font rage entre l'Evêque d'une part, les comtes de Genève et la Maison de Savoie d'autre part. Le comte de Genève ne reconnaît la souveraineté de l'Evêque qu'à la suite du traité de Seyssel en 1124.



La ville de Genève et les 27 communes urbaines forment l'agglomération genevoise.

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Distribution du territoire
Vue de la rade
La Cathédrale au coeur de la vieille Ville de Genève

Les Romains ne sont pas les seuls à avoir des visées hégémoniques sur Genève. A la mort de Rodolphe 1er, dernier roi de Bourgogne, la ville tombe entre les mains de l'empereur d'Allemagne. En 1033, Genève appartient au Saint-Empire Romain Germanique.

La religion va exercer sa domination sur la ville en la personne de l'Evêque, chef spirituel. Les premières bases du christianisme sont alors jetées et l'Eglise dispute le pouvoir temporel aux seigneurs.

Jusqu'au XVe siècle, date de leur apogée, les foires animées par les financiers italiens et les marchands étrangers vont contribuer au développement économique et culturel de la ville. Cette prospérité est à la base du prestige dont elle jouit, encore aujourd'hui, sur le plan international.

La population genevoise à fin 2003 s'élevait à 434 473 personnes dont 266 521 Suisses (61,3%) et 167 952 étrangers (38,7%). La Savoie déclare avec insistance sa volonté d'annexer Genève. C'est sans compter avec la farouche détermination des Suisses du Plateau qui considèrent la ville déjà comme leur territoire.

Au XVe siècle, Genève choisit son camp. Elle préfère les Bernois (l'Ours) et les Fribourgeois (la Catholique) aux Savoyards. Un traité d'assistance mutuelle est signé et la combourgeoisie de novembre 1477 prend effet. Ce fut le premier pacte scellé entre Genève et la Suisse.


Vers la fin du XVe siècle, les comtes de Savoie, devenus ducs et très puissants, reviennent à la charge et tentent, de manière plus décisive, de s'emparer de Genève. Une dangereuse scission va apparaître au sein même de la ville entre les Mammelus, sobriquet signifiant "traître ", partisans des ducs de Savoie et les Eidguenots, partisans de l'alliance avec les Confédérés (Eidgenossen).

Malgré la coalition avec les Confédérés, Genève devient savoyarde, mais pour une courte durée. Sa libération est obtenue grâce à la combourgeoisie, pacte militaire, du 8 février 1526, accordée par Berne et Fribourg.

Pour autant, Genève n'est pas encore au bout de ses peines. Elle doit continuer à lutter pour sauvegarder son indépendance car la France et la Savoie n'abandonnent pas leurs prétentions sur la ville.

Le monument des Réformateurs dans les jardins de l'Université de Genève au Parc des Bastions

Le salut viendra de Luther ou, plus précisément, de la politique d'accueil de Genève. Durant le XVIe siècle, elle devient un refuge pour les partisans de la Réforme Luthérienne. En 1536, Jean Calvin, invité par Farel, s'y installe et entame son action de réforme dans la ville. Il fonde le Collège Calvin, l'Académie et édicte des règles particulièrement strictes appelées lois somptuaires. Genève devient une république protestante et s'appelle la Seigneurie de Genève.


Genevois en costumes de l'époque de l'Escalade 1602

Dans la nuit du 11 au 12 décembre 1602, connue sous le nom de l'Escalade, une attaque est déclenchée par le Comte de Savoie contre la ville. Au cours de la bataille, une femme, la mère Royaume, fera preuve de courage et de patriotisme en assénant à l'ennemi le coup de la marmite de soupe aux légumes.


Vers la fin du XVIIe siècle, Genève réalise qu'elle ne peut faire face seule au péril savoyard. Elle sollicite le protectorat de la Suisse et tombe sous la tutelle de Berne.

Genève connaît alors une période de luttes intestines mettant aux prises les aristocrates et les bourgeois. Pour rétablir l'ordre, en juillet 1782, trois mille Bernois soutenus par les armées française et sarde investissent Genève. Par cette intrusion de l'armée française, le Roi de France acquiert le contrôle direct de la cité.

En 1789, la Révolution éclate en France. Des centaines de soldats sont rappelés en renfort. En conséquence, l'effectif de l'armée française diminue dans la Seigneurie laissant son contrôle au seul soin de l'armée suisse.

Affamé, le peuple genevois se soulève et réclame la révocation des Conseils de la ville. Sous la pression de la rue, le 30 novembre 1792, les soldats suisses quittent Genève. Ce départ précipité rendra la ville vulnérable.

En 1798, l'armée française s'en empare pour en faire le chef-lieu du département français du Léman. Genève restera occupée durant plus de 14 ans.


Roseraie située juste en face de la rade de Genève

A l'instigation du syndic Ami Lullin, l'armée autrichienne marche sur Genève. Les garnisons françaises en déroute évacuent les fortifications de la ville. Un gouvernement provisoire est mis en place par décret le 31 décembre 1813 et la Restauration est proclamée le 1er janvier 1814. Cet événement consacre, de manière irréversible, l'indépendance de la République de Genève.


Dès lors, les conditions sont remplies pour que Genève soit accueillie au sein de l'alliance fédérale helvétique. Le 1er juin 1814 les Suisses débarquent au Port Noir. L'acte de rattachement est signé le 12 septembre de la même année par la Diète fédérale. Genève devient officiellement le vingt-deuxième canton suisse le 19 mai 1815. Le 25 mai 1847, la constitution genevoise entre en vigueur.


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En 1859, au soir de la bataille de Solférino, au nord de l'Italie, Henry Dunant, citoyen genevois, assiste aux souffrances atroces des soldats blessés. Profondément bouleversé par cette expérience, il fonde à Genève, en 1863, le premier Comité International de la Croix Rouge. De nos jours, la vocation humanitaire de cette organisation en faveur des blessés de guerre est mondialement reconnue.


Désormais, la République de Genève bénéficie d'un système démocratique avancé, de la neutralité suisse reconnue par toutes les nations, de l'universalité de la Croix Rouge, du rayonnement du protestantisme et d'un tout un ensemble de conditions favorables à l'affirmation de son rôle de territoire de médiation.

Siège des Nations Unies à Genève (ONU)

Considérée comme trait d'union non seulement entre le nord et le sud de l'Europe mais entre tous les pays du monde, Genève devient en 1919 le siège mondial de la Société des Nations. En 1946, l'Organisation des Nations Unies installe son siège européen au Palais des Nations. Ce choix va inciter un grand nombre d'organisations internationales à s'implanter dans la ville devenue désormais une Genève internationale.

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