Publié le 14 février 2005

LE DRAME ECOLOGIQUE D'HAITI

Introduction

Depuis 1492, date de la découverte du continent américain par Christophe Colomb, Haïti entra dans l'histoire de la civilisation occidentale. La destruction systématique de ses premiers habitants par des conquérants espagnols, le découpage, puis le partage du territoire entre plusieurs autres peuples et cultures antagonistes, furent à l'origine de cette civilisation. Celle-ci constitue la base des problèmes qui se sont posé au cours de son histoire et qui se posent encore dans ce pays. Nous allons essayer de les examiner, pour ce qui nous concerne, sous l'angle des facteurs écologiques. Nous mettons ainsi l'accent sur leur genèse pour comprendre les causes primordiales du drame écologique d'Haïti par la destruction de ses peuples autochtones et de celles de ses ressources naturelles.

1. Genèse des problèmes écologiques en Haïti

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Le rôle de l'écologie diffère d'un pays à l'autre. Ainsi est-il difficile d'établir les mêmes règles de protection de l'environnement pour chaque pays à cause de la différence des structures économiques et sociales, de leur sol et relief et de leur situation géographique. Mais, chaque action entreprise dans un pays peut avoir des effets négatifs sur les autres si elle n'avait pas respecté les lois de la biosphère.

(photo:Terres cultivées en escalier à Furcy, déboisées et abandonnées)

Pour ce qui concerne notre pays, aucune action enregistrée dans son histoire n'avait tenu compte des règles de la maintenance de celle-ci. En remontant dans son histoire, on découvre que la violation des lois de la biosphère y commença avec la conquête espagnole, à partir de 1492. Cette conquête modifia profondément le paysage naturel et humain pour le substituer à un autre importé d'Espagne, puis d'Afrique. Elle se généralise par la suite pour assimiler ce pays aux conditions de conquêtes spatiales qui ne s'arrête point jusqu'à nos jours.

Sous la colonisation française (1697-1803) elle fut caractérisée par la politique de la spécialisation agraire. Après cette période, le pays fut marqué par une politique d'abandon du système agraire coloniale et de non-renouvellement des ressources agricoles importées qu'on continue à exploiter à des fins commerciales pour la consommation nationale et internationale tout en maintenant le statu quo en milieu rural.

La plus grave atteinte qui fut portée à l'équilibre de l'écosystème a été cependant observée sous l'occupation américaine de 1915 à 1934, par la politique de concentration des terres au mépris de leurs occupants qui devaient être expulsés ou transformés en simple salariat agricole. Cette désaffectation brutale de la paysannerie de la terre entraîne le pays dans un cycle de production capitaliste qui considère la terre comme un instrument de profit et non un milieu naturel. On a vu qu'elle a été abandonnée dès lors qu'elle ne pouvait plus s'adapter aux règles du marché international.

Le désastre écologique que nous constatons aujourd'hui découle de cette période de l'occupation américaine durant laquelle l'espace agraire fut soumis à l'exploitation capitaliste à côté d'une population rurale qui luttait pour sa survie quotidienne et dont la principale motivation fut d'accéder à l'exploitation des ressources agricoles qu'occupait l'espace de production pour lequel il ne disposait d'aucun encadrement technique pour faire face à leur dégradation et aussi à leur substitution.

Les problèmes écologiques que connaissent notre pays et qui s'accentuent de jour en jour se présentent sous deux aspects. Il s'agit d'une part de la destruction des ressources humaines et de l'autre de celle des ressources naturelles.

a. la destruction des ressources humaines

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Christophe Colomb est accueilli par les Indiens Tainos

La conquête espagnole est retenue comme la cause primordiale du premier grand drame de l'écologie humaine enregistré dans l'histoire de l'Amérique. De 80 à 100 millions d'Indiens que compterait le continent, elle les aurait réduits, un siècle et demi plus tard entre 3 à 5 millions d'habitants tenus à l'écart de toute revendication territoriale. L'élimination physique des indiens fut poursuivie par une politique d'isolement des survivants dans l'espace d'exploitation coloniale où ils mouraient sous les contraintes de la persécution, de la répression militaro-civile et de l'esclavage.

Dans l'île d'Haïti, appelé Boyo-Quisqueya, avant la conquête espagnole il y avait une population indigène d'environ 3 millions d'Habitants. Ce chiffre a été révisé en hausse en 1971 par l'Américain Woodrow Borah, écrit Edwy Plenel; Voyage avec Colomb, Le Monde éditions, 1991 p. 117. "Un tableau terrifiant: 7 à 8 millions d'âmes en 1492, puis 3,7 millions en 1496- soit une chute de moitié en quatre ans-, 65.800 en 1510, 15.600 en 1518, 250 en 1540. La question ne vaut pas que pour Hispaniola. Toutes les Antilles furent logées à la même enseigne. Sur le continent, au Mexique, dont Hernan Cortés commence la conquête en 1519, la chute démographique est similaire: sur le plateau mexicain, 95% de la population autochtone disparaît en soixante ans. Pour l'ensemble du pays, Borah avance les calculs suivants: 25,2 millions d'habitants en 1518, 16,9 en 1532, 7,4 en 1548, 2,6 en 1568, à peine plus d'un million en 1608".

En 1542, Hispaniola quant à elle ne comptait que 200 indiens qui s'étaient retirés dans les montagnes pour résister et échapper à l'apocalypse. Ces indiens font partie "d'autres populations indigènes plus agressives qui sont organisées pour le combat... mais pour l'honneur seulement, ou pour se venger et défendre leurs biens". Le franciscain André Thevet, écrit Félix Reichlen, apporte son douloureux témoignage sur l'"Isle de Haity ou Espaignole": ...Ces pauvres gens n'ont pu subsister aux charges que leur donnèrent les Espagnols... De fait les contraignaient-ils d'être tout le long du jour au soleil ou par les monts à chercher de l'or ou le long des fleuves à cribler les sablons... Si bien les ont accablés que de 900.000 personnes dont on faisait état quand les Espagnols assujettirent cette île, la plupart fut en peu de temps évanoui: Certains sont morts par le travail imposé, d'autres se firent mourir eux-mêmes pour sortir de l'enfer... Les femmes elles-mêmes se sentant grosses ont usé d'herbes avec lesquelles elles faisaient avorter le fruit qu'elles avaient au ventre.

Ce premier drame de l'écologie humaine, enregistré dans le Continent américain, avait entraîné une forte émigration européenne accompagnée de la déportation des esclaves noirs d'Afrique pour remplacer les Indiens décimés.

L'évolution démographique de 1503 à 1789 s'accrut selon la hiérarchie de la société esclavagiste. Les esclaves étaient de 2.102 en 1681, 24.000 en 1713, 80.000 en 1730, 206.000 dès 1763, au moins 500.000 en 1789. Les Blancs ne représentaient que 40.000 en 1789, les affranchis 28.000.

Donc dès le XVIème siècle, la reconstitution de la population de l'île d'Haïti se fit dans l'effacement total de ses habitants autochtones, ce qui impliquait une transformation globale dans les rapports de l'exploitation et de la gestion des ressources naturelles. Cette transformation ne fut pas tragique seulement pour les Indiens. Elle imposa aussi aux nouveaux occupants de l'espace les contraintes de dépaysement et de brusques changements climatiques, d'affrontement guerrier, des maladies inconnues de leurs pays qui les exterminèrent aussi en grand nombre (la fièvre jaune par exemple a exterminé par millier les colons et les officiers envoyés dans la colonie pour les protéger).

Le brusque changement de mode de vie ne favorisait non plus aucune aisance dans l'installation des colons dans la colonie. Même les esclaves n'étaient pas tous immunisés contre certaines maladies tropicales. A part la rigueur du climat tropical qu'il pouvait supporter mieux que les colons, face aux maladies et aux dures contraintes de la vie dans les plantations, il leur fallut beaucoup de temps pour cependant s'y habituer aux changements et maîtriser certains problèmes qui se posent à leur environnement, en particulier certaines maladies qu'ils connaissent déjà avant leur déportation. C'est dans ce contexte qu'après deux siècles de destruction humaine allait se poursuivre l'ordre colonial, en dehors de toute éthique d'égalité entre les hommes devant les lois et les épreuves douloureuses de la maladie et de la mort.

Déjà en 1697, une division internationale de l'île intervint entre l'Espagne et la France. Par le traité de Ryswick, la partie occidentale de l'île est ainsi devenue possession française et pour l'exploiter, les colons français avaient intensifié le commerce de la traite des noirs d'Afrique. Par ce commerce qui impliquait de gros profit sur le bétail humain, la population de Saint-Domingue avait été restaurée, mais les conséquences écologiques furent désastreuses au moment de la traversée où seulement, selon l'historien africain Ki-Zerbo 1/10ème des esclaves enlevés dans leurs villages arrivaient en vie aux Antilles. Une tragédie, comme on le sait, entraîne le plus souvent d'autres. Le nombre de victimes signalé sur la traversée, même si la logique des statistiques est basée sur le comptage des vivants en était une mais plutôt masquée. Sortons de cette macabre comptabilité qui n'inscrivait à son actif que le solde des vivants, essentiellement des bras valides et voyons d'autres aspects du problème à partir de l'effondrement du système colonial amorcé en 1789.

De cette date à 1803 la guerre pour l'indépendance nationale fit rage. Les nègres marrons écrasés par le mode de production esclavagiste prirent le pouvoir en 1804. Ils devinrent désormais les seuls maîtres de la terre d'Haïti sur laquelle il ne restait que de rares traces du vécu des indiens Tainos. De cet épisode guerrier est sorti un Etat-Nation, mais le souvenir de cette naissance ne se révèle que par le désastre écologique et les destructions humaines qui allaient suivre pour faire avorter tout projet de société qui aurait pu le conduire vers un idéal humain.

De 1804 à 1904, la construction du pays s'est effectuée sous des troubles constantes qui se traduisaient par le massacre des Français, par des guerres civiles de nature raciale et régionale faisant des milliers de morts et des survivants marqués par des séquelles sont autant de facteur qui ne favorisent pas la réconciliation nationale. Dans ce contexte, des luttes fratricides pour l'appropriation des biens coloniaux ont occupé la scène de la vie nationale. Dessalines trouva la mort en 1806 dans une lutte farouche l'opposant aux gens de couleur. Des rebellions se produisirent plus tard entre les aristocraties noires et mulâtres pendant lesquelles la monarchie du Nord avait disparu suite à la mort de son chef, Henry Chistophe noir. De 1843 à 1848, la guerre civile menée par deux mouvements révolutionnaires: les Piquets, populaire, et de Castel Père, aristocratique contre le régime du Président Boyer a fait de nombreuses victimes, en particulier des paysans, pour déboucher par la suite à la marginalisation de la majeure partie de la classe des anciens esclaves. Cette marginalisation fit resurgir des revendications sociales importantes à partir de 1867 où se furent uni les paysans pauvres et les de moitié pour constituer un mouvement populaire, appelé " Les Piquets". Ce même mouvement avait organisé résistance contre l'Occupation nord-américaine, sous le nom de "Caco".

De 1906 à 1914, la République s'affaissait sous le poids de la division socio-politique et économique. Les principaux chefs de clan s'entre-tuaient dans les luttes de faction pour avoir l'hégémonie du pouvoir. Le vide institutionnel créé pendant ce temps avait permis aux Américains d'intervenir militairement dans le pays et de l'occuper de 1915 à 1934. L'occupation américaine était caractérisée par des massacres épouvantables des milliers de petits paysans qui voulaient retrouver leur place dans les régions acquis par les entrepreneurs américains. La résistance Caco devenue un mouvement nationaliste fut décapité par la mort de son chef, Charlemagne Péralte en 1919, Charlemagne Péralte, capturé et fusillé par les Américains. En essayant de s'emparer de l'ensemble des rouages institutionnels et économiques du pays, l'Occupation américaine avait mis en place des structures de répression qui avaient en 1920 déjà occasionné la mort de 2.500 résistants nationalistes. Paul Moral souligne qu'en trois ans, plus de 5.500 paysans meurent dans le camp de prisonnier de Chabert.

Les paysans qui ne faisaient pas de résistance avaient systématiquement fui le pays pour retourner, comme du temps de l'esclavage, sur les plantations sucrières en République Dominicaine et à Cuba. En République dominicaine, des dizaines de milliers de paysans furent traqués par le régime de Trujillo en 1937. Par ailleurs leur drame se poursuit jusqu'à maintenant dans les Batey où des milliers d'hommes mènent une existence d'esclave, où les enfants ne se nourrissent pratiquement que de jus de canne en lieu et place d'une ration alimentaire quotidienne.

b. dégradation des ressources naturelles

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De la sortie de l'esclavage à l'émigration vers les pays avoisinants, les Haïtiens, en grande partie la masse des paysans, n'ont pas eu le temps nécessaire pour se familiariser avec l'espace qu'ils occupaient pour s'y installer de génération en génération, pour le modeler et le protéger à leur manière et perpétuer un savoir-faire garantissant une certaine stabilité.

L'espace agraire haïtien a toujours fait l'objet de changement d'acteurs, de système de gestion, de production et d'exploitation constamment accompagnée d'une grande distorsion entre l'homme et ses besoins. La lutte des Haïtiens pour assurer leur survie socio-économique les plonge dans l'ignorance totale des lois naturelles de la protection de l'environnement.

L'espace agraire est ainsi traité par ceux qui ont eu le privilège de le spolier comme un objet de transaction pour s'enrichir et jamais comme un lieu dont ils dépendent et avec lequel ils devraient vivre en harmonie tout en le protégeant et améliorant sa diversité biologique. Les Haïtiens ainsi que les étrangers qui interviennent dans l'exploitation de cet espace agraire, n'ont jamais eu une vision à long terme de contrôle et de gestion de ses ressources. Ils le réduisent de la sorte à sa seule fonction économique.

Les communautés rurales qui devraient assurer la protection de l'environnement demeurent instables sur la terre vue qu'elles ne sont pas intégrer dans les structures d'organisation et de gestion des ressources en conformité avec les critères du développement économique et social imposé par les administrations publiques ou parapubliques. Elles jouent ainsi un rôle néfaste dans son exploitation par le morcellement accru et la forte pression exercée sur des terres atteignant déjà un seuil critique de dégradation. On peut dire que la reconquête de l'espace par la paysannerie- si elle continue selon le rythme actuel- laisse très peu de temps à la nature de se reconstituer.

La recherche de survie alimentaire occupe pour cela une place prépondérante dans la vie de la plus grande partie de la population haïtienne. Durant les trente dernières années, Haïti a connu constamment des drames dus à la famine, aux maladies, et aux répressions policières. L'impact de la misère sur le progrès social et économique se fait remarquer par des phénomènes tels que par exemple la zombification (lire à ce sujet Pierre Pluchon, in Vaudou-sorciers-empoisonneurs-De Saint-Domingue à Haïti, ed. Karthala; Wade Devis, Collection "Documents" Presse de la Cité, Paris, 1985, pp. 37-51 et Yves Saint-GERARD, Haïti L'enfer au Paradis, Eché Editeur, 1984, pp. 117-145 etc..), l'empoisonnement et l'errance des milliers d'individus dans les rues sans toit ni une ration alimentaire garantie. Comment peut- on s'attendre à ce que un individu n'ayant connu que de la souffrance suite à son exclusion de la société se comporte comme un protecteur de la nature?

Par conséquent, nous pouvons dire que les pays dits pauvres se trouvent dans une situation ambiguë vue la grande difficulté qu'ils ont à protéger leurs espaces par leurs propres moyens. En effet, ils sont condamnés le plus souvent, pour des raisons de survie, à hypothéquer leurs espaces géographiques contre des contrats de concession qui ne peuvent en aucun cas garantir la protection de leurs ressources naturelles. Pour les Autorités de bon nombre de pays du Sud, l'utilité planétaire d'un site écologique dans la protection de la biosphère n'est pas, dans un tel contexte, une priorité. Leur principale préoccupation est le plus souvent limitée aux besoins de financement de leurs programmes de développement et la protection de la faune et de la flore est rarement inscrite dans ces derniers, sauf cas exceptionnel et généralement sous pression extérieure. Nous voyons donc la difficulté d'avoir des objectifs de protection de la nature dans un contexte où les hommes et les femmes ne parviennent même pas à se nourrir correctement.

Par conséquent la vie animale et végétale est compromise, d'une part, par l'appât du gain et, d'autre part, par le spectre de la pauvreté. Dans les deux cas, la nature est victime d'une injustice économique due à la dégradation des termes de l'échange. Cela a pour conséquence la réduction de la diversité biologique par l'expansion des plantes artificielles et commerciales.

Toute l'histoire écologique de l'Amérique Latine découle de cette logique. L'espace agraire n'est façonné et géré qu'en fonction de cette économie de production par laquelle les hommes dits civilisés asservissent les forces de la nature en détruisant les forêts, étendant des pâturages artificiels, labourant la terre la cultivant et l'exploitant sans tenir compte de l'équilibre de l'écosystème.

Dans ce contexte, certains pays de l'Amérique Latine connaissent depuis le début de la colonisation un processus de dégradation de leurs ressources naturelles par le passage brutal de l'économie naturelle à l'économie de production. Le pays le plus affecté par ce processus est sans nul doute Haïti dont l'épuisement des ressources naturelles est le plus marqué. Dans ce pays, la végétation naturelle avait fait place aux grandes plantations de canne à sucre, de café, de cacao, de sisal, de figue banane, de coton, d'indigo de caoutchouc etc. Ces mêmes plantations vitales autrefois pour l'économie d'exportation, ont contribué à leur tour, à la détérioration écologique du milieu physique et chimique. La transformation de l'espace agraire de Saint-Domingue, malgré d'énormes richesses produites faisant de cette colonie la plus riche au XVII-XVIIIème siècles, ne représente qu'une configuration artificielle pour la région, comportant des problèmes écologiques devenant de plus en plus croissants.

A la fin du XVIIIème et au début du XIXème siècle de vastes étendues de terre couverte de végétation artificielle furent détruites par des affrontements guerriers. Les pertes de débouchés ainsi que le déclin écologique d'Haïti ont effectivement débuté par l'antagonisme opposant les initiateurs de cette économie de production et leurs esclaves. En effet, ces derniers, en vue de leur émancipation et pour se défendre contre l'armée napoléonienne, avaient recours à la tactique de la terre brûlée. Ce qui a pour conséquence en même temps la destruction de l'espace avec tous ses composants technico-économiques et écologiques. Le XIXè siècle, siècle d'autonomie nationale a vu se transformer dans un premier temps l'économie de plantation en une économie de subsistance, dépendante également du même mécanisme de l'offre et de la demande qui détermine encore aujourd'hui les caractéristiques du milieu naturel par les actions de l'homme sur ce milieu dont certains aspects seront examinés dans les articles qui suivent.

Dr Roger Michel

Agro-économiste et géographe aménagiste
E-mail: roger_michel@bluewin.ch

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