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L'expérience de la démocratie

Les élus d'origine haïtienne

Le rôle du Conseil Municipal en Suisse

Modes d'élection
Horloge Fleurie de Genève

L'EXPÉRIENCE DE LA DÉMOCRATIE

Statue de la Bise, Genève
Depuis quelques années, certains partis politiques, essentiellement ceux de tendance progressiste : socialiste, écologiste, alliance de gauche, approchent des femmes et des hommes d'origine étrangère pour leur proposer de participer aux affaires de la cité afin de faire entendre leur voix au sein des législatifs cantonaux et communaux.

Cette politique d'ouverture aux « naturalisés » ou « suisses d'origine étrangère » date d'avant la mode du multiculturalisme ou du pluriculturalisme. Elle traduit une volonté sincère de donner la parole à toutes les composantes sociales et politiques de la société genevoise. N'est - ce - pas d'ailleurs un des aspects de la démocratie que de permettre au plus grand nombre de citoyens d'être associés à l'exercice du pouvoir ?.

Si ce principe semble être acquis pour les citoyens de souche, en revanche, pour ceux d’origine étrangère ainsi sollicités, la décision d’entrer en politique en Terre d’Helvétie est parfois difficile à prendre. C’est d’une part la crainte de se sentir mal à l’aise dans des institutions qui ne leur sont pas familières et d’autre part la perspective d’être mal acceptés par les représentants d’autres partis plus conservateurs souvent à l’affût de la première maladresse pour leur faire comprendre que leur présence ne constitue qu’une tolérance.

Il faut donc du courage pour accepter de se porter candidat et de “ prendre le risque ” d’être élu. Mais au - delà de ces inconvénients considérés comme mineurs, que peut apporter de positif l’acceptation d’un mandat politique à l’élu naturalisé ?

On peut y voir des avantages multiples. D’abord la possibilité offerte aux nouveaux Suisses de faire l’expérience du pouvoir politique dans un pays de vieille tradition démocratique et, ce, sans menace pour leur personne et leurs biens. Expérience hautement appréciable quand on sait que dans certains pays, la moindre démarche ou le moindre acte politique entraîne des risques considérables pour le candidat et sa famille.

L’art de la politique s’apprend donc et un mandat électoral de 4 ans permet de se familiariser avec les structures démocratiques, de comprendre concrètement leur fonctionnement et d’influencer les règles et décisions imputables à l ’Etat.

De plus, les élus haïtiano - suisses pourraient, le cas échéant, représenter pour leur pays d’origine des formateurs potentiels, des conseillers politiques à même de participer à l’éducation des masses haïtiennes voire des leaders politiques soucieux de s’ouvrir à des pratiques nouvelles. Il va de soi que le modèle suisse n’est pas exportable tel quel mais offre à ceux qui ont eu l’avantage de le pratiquer, le bénéfice d’une expérience politique originale et appréciable dans un processus d’apprentissage de la démocratie.

En outre, l’acceptation d’un mandat politique favorise chez l’élu la prise de conscience de la confiance que lui accorde une partie non négligeable de la population de son pays d’accueil. Cette confiance mérite d’être honorée et devrait l’ encourager à exercer dans le plus grand sérieux la fonction attribuée. Il revient à l’élu d’accorder un temps précieux à la formation, à l’étude, à l’information, à la fréquentation des séances de discussion et des commissions. Bref, l’élu choisit de s’ouvrir à de multiples aspects de la vie sociale et culturelle qui échappent au simple citoyen et qui ne peuvent que stimuler la volonté d’être efficace.

Cet énoncé des tâches du conseiller municipal serait incomplet si on n’y ajoutait la disponibilité et l’idée de service à la communauté qui sont indissociables de la qualité de citoyen. L’élu acceptera donc de donner de son temps pour l’édification de structures sociales équitables qui favorisent l’épanouissement du corps social.

Qu’en est-il du prestige traditionnellement attaché à la fonction ? Si le conseiller municipal et le député sont des personnages estimés, ils le doivent davantage au milieu qu’ils fréquentent qu’à l’influence qu’ils exercent. Dans le système politique suisse, les risques de dérive sont amoindris et le conseiller ou le député exerce en dehors de son mandat une activité professionnelle dans la plus grande banalité pour ne pas dire le plus grand anonymat. Admirable équilibre qui en dit long sur l’originalité des institutions politiques suisses.
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LES ÉLUS D'ORIGINE HAÏTIENNE

Vieille Ville de Genève
Depuis le dimanche 28 mars 1999, trois de nos compatriotes, membres de Haïti Culture, ont été élus dans les communes genevoises. Ils exercent les fonctions de conseillers municipaux depuis le mois de septembre de la même année. Ce sont pour la commune de Chêne - Bourg : Gladys et Wilson André, ce dernier est reconduit dans cette fonction qu’il exerçait déjà lors de la précédente législature. Le troisième élu est Justin Benoit, président en exercice de Haïti Culture, élu de la commune de Vandoeuvres.

Aux élus municipaux, il faut ajouter Madame Danielle Oppliger, députée siégeant au Grand Conseil du Canton de Genève depuis deux législatures.

Nous les félicitons de leurs succès électoraux, et tous nos voeux les accompagnent dans l'accomplissement de leur mandat qui, nous le savons, sera dignement honoré.
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CONSEIL MUNICIPAL EN SUISSE

Une ville et son territoire ou un village et son territoire forment une commune. Les citoyens domiciliés dans cette commune élisent tous les 4 ans :
  1. Le conseil municipal
  2. Le maire dans les petites communes ou le conseil administratif dans les grandes communes.
Le canton de Genève est composé de 45 communes. Le nombre de conseillers de chaque commune est fonction du nombre d’habitants domiciliés dans cette commune et varie de 9 à 29 (80 pour la vile de Genève).

Toutes les Suissesses et tous les Suisses âgés de plus de 18 ans, inscrits au rôle électoral de leur commune, élisent leurs conseillers municipaux. Ils doivent être domiciliés dans la commune depuis plus de 3 mois. Autrement ils votent dans leur ancienne commune de domicile. L’idée est qu’ils ont eu l’occasion de se familiariser avec les habitudes de vie de la commune, d’approcher les candidats aux élections, de s’informer des idées défendues par les uns et les autres et de connaître les différentes formations ou partis politiques représentés dans la commune.

La Commune possède des privilèges importants :
  • elle a ses propres règlements et organise son administration comme elle l’entend.

  • elle s’occupe de nombreux domaines, tels que : construction des écoles, terrains de sport, voirie, entretien des chemins, service du feu etc...

  • elle nomme ses autorités, qui discutent et décident de tous les sujets concernant les intérêts de son territoire.
Le Conseil Municipal vote le budget annuel de même que les crédits et emprunts de la commune. Il se prononce sur les préavis de délibérations de l’exécutif et les demandes de naturalisation des étrangers âgés de plus de 25 ans domiciliés dans la commune ou ayant eu des attaches.
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MODES D'ÉLECTION

Deux modes d'élection sont pratiquées pour l'élection des conseillers municipaux :

  1. Le système majoritaire utilisé dans les communes de moins de 800 habitants.
Dans le système de la majorité relative, les candidats qui ont obtenu le plus grand nombre de voix sont élus.

  1. Le système de la représentation proportionnelle utilisé dans les communes de plus de 800 habitants.
Ce système permet une meilleure représentation du corps électoral et favorise une meilleure prise en compte de la présence des petits partis. En effet, tous les partis et autres formations atteignant une proportion de 7% des voix acquièrent le droit d'être représentés.

L'attribution des sièges se fait en deux temps : Dans un premier temps, l'élection des partis et autres formations précède l'élection des candidats. On établit le nombre de sièges revenant à chaque liste électorale proportionnellement aux voix obtenues pour chaque parti. Dans un deuxième temps, on procède pour chaque liste à l'établissement des voix obtenues par candidat. Ceux qui ont obtenu le plus de voix sont élus. Exemple : si le parti A obtient 8 sièges, ses 8 candidats qui ont reçu le plus de voix sont élus.
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© www.haiticulture.ch, 2001
Webmaster : Geneva - Switzerland

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